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Cambarus Robustus

"Big water crayfish - Écrevisse géante "

Description :

C’est la plus grande des écrevisses répertoriées à ce jour au Québec et, de loin, celle qui possède les pinces les plus volumineuses. Au rostre dépourvu d’épines latérales, l’écrevisse géante présente généralement une épine de chaque côté de la carapace derrière le sillon cervical. Cette espèce se distingue aussi de la précédente par son rostre (tete) plus allongé et plutôt rectangulaire et par la présence de deux rangées de tubercules bas sur la marge intérieure de la pince. 


Habitat :

Caractéristique des eaux rapides ou des zones de retour de courant, elle peut se maintenir sur un fond rocheux jusqu’à des vitesses de courant passablement plus élevé que chez n’importe quelle autre écrevisse rencontrée dans la province.


Situation et répartition géographique :

Nous possédons très peu de renseignements sur la situation au Québec de cette espèce originaire du sud  des Grands Lacs et du sud-ouest de l’Ontario. Jusqu’à tout récemment, deux mentions seulement étaient connues : rivière du Lièvre et ruisseau Kennedy.

Depuis l'été 2000, l'écrevisse géante a été répertoriée en diverses stations du fleuve Saint-Laurent entre les îles de Verchères et Québec, de même que dans la rivière aux Pins, à Boucherville, et dans la région de l’Outaouais. 
Nous avons toutes les raisons de croire que sa présence dans la rivière du Lièvre à Notre-Dame-du-Laus serait la conséquence directe de transferts par du personnel volant de lignes aériennes étrangères, dans le but d’en consommer lors de séjours chez un pourvoyeur local. Les individus introduits pourraient provenir de la baie Géorgienne. On ignore toujours si sa présence dans le Saint-Laurent découlerait aussi d'un transfert ou si cela constitue une extension d’aire naturelle, mais il semble que l’espèce soit en voie de s’y installer. 
L’écrevisse géante est une espèce de l’est du continent nord-américain qu’on rencontre chez nos voisins du sud, de la frontière canadienne jusqu’au Tennessee, en Caroline du Nord et en Virginie, de même que dans l’Illinois jusqu’à l’Atlantique .

 

Sensibilité :

L’écrevisse géante semble très bien supporter la pollution, comme en témoigne son aire de répartition qui couvre des régions très industrialisées du sud de l’Ontario. On l’a rencontre en milieu urbain dans des cours d’eau à forte charge de sédiments et de substances toxiques.

En outre, de toutes les écrevisses testées, cette espèce compte parmi les plus résistantes à l’acidité, ce qui expliquerait sa présence dans les lacs de la partie centrale du nord de l’Ontario. Les individus immatures, en particulier, arrivent à survivre dans des eaux où le pH est aussi bas que 4,0.


À notre connaissance, l'écrevisse géante n’est pas exploitée commercialement au Québec, mais sa taille et les fortes densités soupçonnées aux quelques stations connues, sont annonciatrices d’un potentiel très intéressant pour la consommation, lorsque son aire de répartition sera plus étendue. Elle figure d’ailleurs parmi les espèces d’intérêt commercial identifiées dans un article sur le potentiel d’exploitation de certaines espèces d’écrevisses des «eaux froides» du nord des États-Unis et du Canada. Bien qu’elles soient souvent nocturnes et furtives, il semble que les écrevisses, quand elles sont présentes, affichent de très fortes densités et répondent à l’exploitation avec une grande souplesse par comparaison aux poissons .

 

 

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