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Orconectes obscurus

"Allegheny crayfish - Écrevisse obscure"

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Contrairement à d’autres espèces, l’écrevisse obscure ne présente aucun caractère distinctif exclusif.  Outre l’absence de carène sur le rostre. On trouve aussi deux protubérances sur la face dorsale des pinces, à la base de l'articulation. Les pinces sont aussi plus robustes chez l’écrevisse obscure. Par ailleurs, la présence d’épines cervicales uniques, de chaque côté de la carapace, différencie l’écrevisse obscure de l’écrevisse à épines. L’absence de taches dorso-latérales rouges la distingue de l’écrevisse à taches rouges. 


Habitat :

L’écrevisse obscure peut se trouver dans les lacs, les rivières, les ruisseaux et les étangs. Il existe peu d’information sur son habitat  en tant que tel. Un individu de cette espèce a justement été récolté à L’Isle-aux-Allumettes dans l’Outaouais en même temps que l’écrevisse obscure et en compagnie d’individus présentant des caractères des deux espèces, comme d’ailleurs au ruisseau le Bourg dans la même région.

Dans la région des lacs Kawartha, au nord de Peterborough, l’écrevisse obscure a été trouvée en lac et en rivière, sous les pierres, les cailloux et les blocs , ce qui correspond assez bien aux caractéristiques de la station du ruisseau le Bourg où il y a abondance de pierres sur un substrat de sable et de gravier. 
Elle a une capacité limitée à se maintenir dans le courant (40 cm/s), ce qui pourrait l’empêcher d’accéder à la partie supérieure de cours d’eau plus rapides. Une préférence aussi pour les substrats mous, ce qui concorde avec la plupart de nos observations dans les rivières Coulonge et des Outaouais.

En effet, à l’exception du tronçon d’eaux rapides de l’île Morrison où les individus étaient abondants sous les pierres, ces stations présentent toutes un substrat à très forte dominance de sable, souvent mêlé de limon, et la proportion de roche ou de gravier n’y dépasse pas 40 %, dans des zones de faible courant avec peu ou pas de végétation émergente ou submergée. La largeur des cours d’eau à ces stations varie entre 100 et 200 m. L’écrevisse obscure semble donc assez opportuniste et ubiquiste dans nos eaux. 

 

Répartition géographique :

Comme l’écrevisse à taches rouges, l’écrevisse obscure est originaire de la vallée de l’Ohio. Les états de l’Ohio, New York, Pennsylvanie, Virginie de l’Ouest et Virginie font partie de son aire de répartition naturelle aux ÉtatsUnis, mais sa présence au Massachusetts, au Vermont et dans le Maine témoigne de transferts. On en rapportent aussi la présence au Maryland. 
Au Canada, l’écrevisse obscure n’était connue, jusqu’à 2001, qu’en Ontario où elle semble en expansion dans plusieurs lacs et rivières du Bouclier canadien. Cela porte à croire que contrairement à l’écrevisse à taches rouges, elle pourrait poursuivre sa progression dans cette région physiographique, malgré les possibles contraintes environnementales.

L’écrevisse obscure a probablement été introduite en Ontario de la même manière que l’écrevisse à taches rouges, c’est-àdire conséquemment à son utilisation comme appât pour la pêche. En effet, la plupart des lacs et rivières où elle a été répertoriée, dans le sud-est de cette province se trouvent dans des lieux de villégiature où se pratique la pêche sportive. Nous ne possédons pas d’autres indices qui permettraient d’expliquer sa présence au ruisseau le Bourg. Sa capture aux quatre autres stations résulte probablement d’une extension d’aire naturelle secondaire à sa présence au lac Cedar, sur la rivière Petawawa, qui se jette dans l’Outaouais à moins de 20 km en amont de l’île Morrison, et à 25 km à peine en amont de notre station de L’Isle-aux-Allumettes.

 

Cette espèce est trop peu répandue au Québec pour qu’on puisse évaluer son impact économique. 
L’écrevisse obscure est relativement difficile à identifier, non seulement parce qu’elle ressemble beaucoup à l’écrevisse à rostre caréné, mais aussi parce qu’elle peut se croiser avec elle.  

 

 

 

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