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Orconectes propinquus

" Northern clearwater crayfish - Écrevisse à rostre caréné "

Cette écrevisse de petite taille possède une carène ( comme une crete) longitudinale sur le rostre. La carène est parfois peu visible, mais elle se détecte aisément en passant la pointe d’une aiguille transversalement sur le dessus du rostre. L’extrémité des projections des gonopodes du mâle (son sexe reproducteur) est droite ou convergente. Le gonopore présente une fente centrale. La coloration est généralement brune ou sombre avec une large bande plus foncée sur le dessous de l’abdomen. 


Habitat :

L’écrevisse à rostre caréné vit dans les cours d’eau petits et moyens à fond graveleux ou rocheux et sur les rives des lacs clairs. Elle est souvent présente en grand nombre et peut être la seule espèce trouvée dans certains secteurs. 


Cette espèce est commune dans le sud-ouest du Québec : Outaouais, Montérégie et Estrie. Cependant, c’est l’écrevisse la moins souvent recensée parmi les cinq espèces présentes en Estrie. 


Répartition géographique :

Malgré qu’elle ait été répertoriée dans un nombre de municipalités régionales de comté (MRC) presque aussi élevé que l’écrevisse de ruisseau, l’écrevisse à rostre caréné ne semble pas jouir d’une aire de répartition aussi étendue, du moins à la lumière des données actuellement disponibles. Sa présence a néanmoins été confirmée de la frontière canadoaméricaine jusque dans le comté de Saint-Maurice, et de l’Abitibi jusque dans Lotbinière. 


L’écrevisse à rostre caréné est particulièrement abondante dans plusieurs secteurs d’eaux vives de la région de Montréal, de la Montérégie et de l’Estrie où on la rencontre habituellement en association avec l’écrevisse à pinces bleues et l’écrevisse de ruisseau (ex. rivière des Prairies, lac Saint-François, fleuve SaintLaurent, bassin de la rivière Yamaska et tributaires du lac Memphrémagog). Ce type d’association qui semble typiquement québécoise, est rendue possible en particulier par la présence de l’écrevisse de ruisseau dans les grands systèmes hydrographiques.


Par ailleurs, on a trouvé jusqu’à maintenant des hybrides entre l’écrevisse à rostre caréné et l’écrevisse à épines en maints endroits (ex. baie Chapman - un spécimen trouvé mort - lac Saint-Louis, rivière Richelieu, fleuve Saint-Laurent).


Sensibilité :

Une étude des écrevisses des lacs du Bouclier canadien en Ontario indique une diminution de l’écrevisse à rostre caréné comme des populations des autres espèces d’écrevisse indigènes. Ce déclin serait dû au pH faible combiné à de fortes concentrations d’aluminium  dans l'eau. D’ailleurs, une autre étude rapporte que l’espèce n’est pas présente dans les lacs ontariens où le pH est inférieur à 5,6 et qu’une eau dont le pH se situerait entre 5,4 et 6,1 est toxique pour les larves portées par la femelle. Étant donné que cette espèce semble beaucoup moins résistante aux conditions d’acidité que les deux espèces de Cambarus, sa disparition d’un plan d’eau (en l’absence d’autres facteurs limitatifs) pourrait être un bon indicateur de l’acidification.


À notre connaissance, le seul type d’exploitation commerciale de l’écrevisse à rostre caréné au Québec réside dans la revente comme appâts pour la pêche sportive, des individus capturés accidentellement par les pêcheurs commerciaux de poisson appât. 
C’est une espèce qui cohabite bien avec l’écrevisse à pinces bleues et l'écrevisse de ruisseau, avec lesquelles on la retrouve souvent.

 

 

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