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Orconectes rusticus

"Rusty crayfish - Écrevisse à taches rouges​"

 

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Mentionnons parmi les principaux caractères distinctifs, la présence de part et d’autre de la carapace, d’une tache rouge dorsolatérale, parfois absente ou masquée chez les individus de certains cours d’eau du Minnesota, et de bandes noires près de l’extrémité des pinces. Les épines cervicales uniques, de chaque côté de la carapace, permettent aussi de distinguer l’écrevisse à taches rouges de l’écrevisse à épines où le nombre d’épines cervicales est toujours supérieur à un.

Les marges latérales du rostre (tete) sont concaves, la partie la plus étroite se trouvant derrière les pointes latérales.


Habitat et reproduction :

En Ontario, l’écrevisse à taches rouges semble bien se maintenir dans les lacs à fond rocheux du Bouclier canadien où elle a été introduite. Sa capture dans un canal artificiel peu profond du lac Pemichangan, où les conditions semblent différer passablement de celles rapportées pour cette espèce en Ontario, a de quoi surprendre, a priori. Bien que les écrevisses soient généralement abondantes lorsqu’elles sont présentes, le fait de n’avoir capturé qu’un individu en trois coups de seine, pourrait indiquer que la densité de la population est faible et que l’espèce s’est maintenue dans un milieu qui répond mal à ses exigences, mais cela demeure une hypothèse à vérifier.

Aux Etats-Unis, l’écrevisse à taches rouges s’accouple en fin d’été, début d’automne ou au printemps. La femelle pond de 80 à 575 œufs (Corey 1987). 


Répartition géographique :

L’écrevisse à taches rouges est originaire du sud-ouest de l’Ohio, du nord du Kentucky et du sud-est de l’Indiana, dans le bassin hydrographique de la rivière Ohio.

Son aire de répartition au Canada se limite encore à l’Ontario où, à l’exception de sa présence à l’ouest, à proximité de la limite du Manitoba, les récoltes de cette espèce envahissante, sont toutes localisées dans le sud-est de la province, entre le lac Ontario et la rivière des Outaouais.
Depuis 1998, à part les hybrides avec l’écrevisse obscure (O. obscurus), l’écrevisse à taches rouges est la seule écrevisse rencontrée au cours de campagnes d’échantillonnage du côté ontarien de la rivière des Outaouais ou dans les embouchures de tributaires (rivières Petawawa, Madawaska, etc.). 
Jusqu’au début des années deux mille, la présence au Québec de l’écrevisse à taches rouges n’était connue qu’en quelques stations dans la région de l’Outaouais. Aujourd’hui, non seulement la liste des mentions s’est 
allongée dans cette région (bassin des rivière Blanche et Gatineau), mais des captures récentes ont été enregistrées pour la partie québécoise supérieure de la rivière aux Brochets en Montérégie, entre la frontière et Frelighsburg, ainsi qu’à Standbrige East.


Cette espèce est trop peu répandue au Québec pour qu’on puisse évaluer son impact économique. 
L’écrevisse à taches rouges est considérée comme envahissante et nuisible. Cette mauvaise réputation tient surtout au fait qu’en milieu lentique, principalement dans les marais, son agressivité à consommer la végétation influe sur la composition des peuplements végétaux et, partant, sur celle des communautés d’organismes benthiques.

 

 

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